À cela s’ajoutent les contraintes réglementaires à respecter dans des délais très courts, et « ceux qui l’ont vécu savent qu’il est difficile de gérer une crise cyber qui impose à la fois de prendre des mesures pour limiter les dégâts tout en notifiant les autorités de contrôle, qui doivent être informées du contexte de la faille et des mesures prises pour en limiter les conséquences, ainsi que, s’il y a lieu, les personnes dont les données auraient pu être affectées ». Il arrive même que certaines structures méconnaissent les cadres réglementaires qu’elles doivent respecter, « par exemple, certaines collectivités locales ignorent parfois qu’elles relèvent non seulement du RGPD mais également de la directive dite ‘‘ NIS’ ’ qui a été transposée en droit interne en 2018 et qui prévoit le renforcement de la sécurité des systèmes d'information des ‘‘ opérateurs de services essentiels ’’. Celle-ci introduit en effet l’obligation de notifier les incidents de sécurité impactant les services essentiels qu'ils sont amenés à fournir tels que la gestion d'infrastructures et de services de transport, la distribution d'eau et d'électricité et la gestion de la restauration collective.
Il existe désormais des plateformes logicielles sur le marché, comme Cyturion, qui permettent d’automatiser une partie de ces démarches même lorsque son système informatique est à l’arrêt, mais l’intervention d’experts juridiques reste indispensable, tant pour aider à organiser les notifications que pour structurer le dépôt des plaintes.